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Dossier 11/04/2013

La force de frappe des liens faibles

Pour l'économiste américain Mark Granovetter, concepteur de la notion de liens forts et de liens faibles, la force d’un lien est déterminée en fonction de la quantité de temps partagé, de l’intensité émotionnelle, de l’intimité (ou plutôt de la confiance mutuelle) et des services réciproques qui le caractérisent.

Il distingue dans nos réseaux relationnels ce qu'il appelle les liens faibles (des personnes éloignées avec lesquelles nous partageons peu), les liens forts (la famille, les amis proches, une communauté affective et protectrice) et l’absence de lien (les gens avec lesquels nous n'avons pas de relation).

La nature de nos relations selon la force des liens que nous entretenons a différents effets. Pour Granovetter, les individus avec qui on est faiblement lié ont plus de chances d’évoluer dans des cercles différents des nôtres et d’avoir par conséquent accès à des informations différentes de celles que l’on reçoit de ses liens forts. Dans de nombreux cas, activer les liens faibles permet de disséminer plus largement une information ou d'avoir plus de chance de trouver une réponse. Dans les réseaux sociaux, c’est dans les liens faibles que l’on trouve les gens les plus influents. Mais s'ils permettent de disséminer de l'information à plus de personnes que notre réseau de relation proche, il n'est pas sûr qu'ils favorisent l'hétérogénéité et la diversité, car l’homogénéité et la similarité sont souvent les premières raisons de notre mise en relation avec des gens, proches ou non.


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