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Revue du net 07/07/2017

Art numérique & public connecté

"Glitch " ou l'art de l'accident
Depuis les années 60, le numérique a gagné le monde de l’art et transformé le rapport avec les visiteurs. Algorithmes créateurs, oeuvres immersives, installations interactives ou expositions virtuelles : l’art bouge la ville, les musées et les publics qui deviennent partie prenante des oeuvres.

L’image et le code


C’est au début des années 60 que les premières oeuvres calculées et réalisées par un ordinateur sont créées : « Le code c'est du texte, donc une sorte de matériau sur lequel on intervient. En programmant, j'écris une action qui va se produire et dont je visualise en partie les contours. » explique Antoine Schmitt .


Rafael Lozano-Hemmer, "Surface Tension," La Gaîté Lyrique, 2011 from bitforms gallery on Vimeo.



Puis vient l’interactivité comme avec « Surface tension » de Rafael Lozano-Hemmer (1992) et son oeil en gros plan qui suit le visiteur dans ses déplacements face au « tableau ».
Petite histoire d’un art trop technique ou trop ludique pour entrer dans le sérail de l’art contemporain qui a, par conséquent, développé ses propres espaces marginaux de diffusion, comme Le Cube , espace pionnier du genre en France qui a produit près de 400 créations depuis 15 ans !






En immersion dans l’art du futur


L’oeuvre d’art prend de nouvelles formes avec le numérique et bouleverse le rapport avec le spectateur. Pénétrer une toile, interagir avec les personnages, moduler les formes en fonction de son comportement .. voilà quels sont les nouveaux terrains de jeu des artistes. Dans son documentaire “L’art du futur”, Olivier Montoro présente des artistes qui inventent de nouvelles formes d’expression en sollicitant davantage les sens, les émotions, le corps : une véritable immersion !


L'ART DU FUTUR (teaser) from Olivier Montoro on Vimeo.





Les datas de la SmartCity comme matière première pour les artistes numériques #ArtCity


Les artistes se sont toujours approprié les espaces de la ville. Avec le numérique, ils ont la possibilité d’y ajouter une nouvelle dimension : celle de la pulsation de ses habitants. L’interactivité prend, en effet, des dimensions nouvelles avec l’exploitation des datas fournies par les capteurs de la ville , comme par exemple cette installation “Pixel Avenue” réalisée par DigitalArti pour l’agglomération Plaine Commune :
La ville intelligente se réinvente de multiples façons. La création permet d’amplifier ce phénomène créatif. Et la création numérique peut participer à réinventer des lieux.
Un bon exemple en est le tunnel piéton d’accès au Stade de France à partir de la station de RER Stade de France. Ce tunnel a toujours été glauque et anxiogène au dire de tous les riverains. Digitalarti a produit pour l’agglomération Plaine Commune, en partenariat avec le Stade de France, l’installation Pixel Avenue de l’artiste Fred Sapey-Triomphe, qui met en scène sur plus de 1.000 m2 300 grosses boules de LEDs qui fluctuent en fonction de la présence des piétons sous le tunnel, en fonction du trafic automobile au-dessus et en fonction du niveau sonore.




Le musée numérique, réelle démocratisation de l’art ?


Les musées ont du mal à attirer certains publics dans leurs expositions. Et si c’était le musée qui se déplaçait ? C’est le projet développé par Didier Fusillier, président de La Villette, avec les Micro-Folies, musée numérique virtuel hors les murs qui a pour objectif de donner envie de découvrir davantage d’oeuvres in situ :
En visite libre, avec l’appui des médiateurs, ou en classe, guidés par leurs professeurs, les visiteurs peuvent accéder à des textes rédigés par les conservateurs des musées, agrandir certains détails et ­assister à des conférences ou à des concerts. Didier ­Fusillier a en outre cherché à créer un véritable lieu de rencontre qui change le visage de la cité : le projet comporte un café, un atelier de pratique artistique et un espace scénique à disposition des associations locales et des artistes. Appelées à essaimer sur le territoire, ces « micro-folies » ont pour ambition de mettre l’art à la portée de ceux qui n’y ont généralement pas accès.



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