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Revue du net 25/08/2016

Aux URLs citoyens !

En préambule au prochain dossier du Digital Society Forum qui sera consacré, dès la mi-octobre, aux Nouvelles Citoyennetés et à la veille d’une année électorale décisive, cette Revue du Net met l’accent sur les Civic Techs , ces technologies au service de la participation démocratique.

En juin dernier, Futur en Seine invitait, avec Personal Democracy France , des acteurs qui “regroupent le champ des initiatives publiques, privées ou associatives cherchant à renforcer l’engagement citoyen, la participation démocratique et la transparence des gouvernements via les outils du numérique.” Parmi les pitchs des start-ups présentes, RSLN en a retenu 5 : Politizr, Assembl, Open Spending, Stig et Democracy.earth .




Toujours au début de l'été, se tenait à Super Public un débat sur l’usage des Civic Techs réunissant bon nombre d’acteurs à l’initiative du politiste Loïc Blondiaux . L’occasion, pour Armel Le Coz , de présenter les 7 grandes familles des Civic Tech qu’il a identifiées : Les citoyens autonomes : agir d’abord ! / Les révolutionnaires : expérimenter de nouvelles formes politiques / Les formateurs : créer des citoyens critiques ? / Les transformateurs : peut-on changer le système de l’intérieur ? / La démocratie participative… traditionnelle / Les geeks : appliquer la logique des réseaux à la politique / Les fédérateurs.







Mais qu’en est-il du vote lui-même ? Ce premier mode d’expression démocratique nécessite encore de mobiliser des espaces, des hommes, du temps pour accueillir les citoyens, recueillir les bulletins et les compter. Pourquoi les nouvelles technologies n’ont-elles pas encore remplacé massivement ce modèle coûteux et peu enclin à une large mobilisation ? Guillaume Renouard fait le point dans cet article de l’Atelier .




La société Rantic a conduit une étude visant à estimer l’efficacité des messages politiquement engagés que nous postons sur facebook. Résultat : chacun reste sur ses positions , avec plus ou moins de casse (12 % des Républicains, 18 % des Démocrates et 9 % des Indépendants ont admis avoir retiré un contact de leur liste d’amis à la suite d’un échange contradictoire). Les réseaux sociaux s’avèrent être davantage le lieu où l’on vient conforter ses opinions plutôt que de chercher à les challenger.




A l’échelle de la ville, plusieurs initiative de participation citoyenne relayées par les outils numériques voient le jour. Deux exemples :

> Strasbourg développe un outil collaboratif de concertation pour repenser ses quais , en mettant en place une carte interactive où chacun peut facilement soumettre des idées qui seront ensuite proposées au vote des participants. Le public impliqué dans cette démarche se révèle beaucoup plus divers que celui qui se rend aux concertations traditionnelles. Un pas vers la démocratie pour tous !

> La Mairie de Paris propose au public de créer son prochain grand parc Chapelle Charbon via une interface similaire au jeu vidéo "Sim City" . Les contraintes sont posées (tailles, bénéfices, coûts, harmonie globale ...) et vous voilà responsable de l’aménagement du parc . Vous avez jusqu’au 30 septembre pour convaincre !







Et aussi cette semaine



Comment passer à côté du phénomène Pokémon Go cet été ? Même si vous vous êtes déconnectés, vous avez probablement croisé des grappes de jeunes les yeux rivés sur leurs téléphones, à la recherche de monstres dont vous ne soupçonnez même pas l’existence ! Certains d’entre eux n’avaient pas quitté leur écran depuis bien longtemps et voilà qu’ils se mettent à marcher dans les rues !
Face à cet engouement (même s’il retombe ces derniers jours ), Alexandre Delaigue, professeur d’économie à Lille s’interroge : “Sommes nous tombés si bas que nous nous amusons en allant chasser des créatures virtuelles dans les endroits les plus improbables ? Une autre lecture est possible. Si Pokemon Go a du succès, c'est qu'il fait entrer dans le monde réel des règles et un mode de fonctionnement auparavant réservé au monde du jeu. Il augmente la réalité en la rendant plus "fun"




Pour clore ce mois d'août dédié à la #DigitalDetox , nous revenons sur cet entretien avec le sociologue Francis Jauréguiberry pour qui “la déconnexion ouvre un moment de dialogue de soi à soi”. Pendant 4 ans, il a étudié les différentes pratiques de déconnexion dont il livre la synthèse : “Il semble que nos contemporains fassent en la matière preuve d’un savoir-faire de plus en plus original au fur et à mesure où les technologies se complexifient. Chacun puise dans son expérience quotidienne pour instaurer des formes de déconnexion adaptées aux situations rencontrées. Il s’agit d’articuler différents types d’engagements sous la forme soit de successions (connexion-déconnexion) soit de modulation (déconnexion des e-mails mais pas du téléphone, ou déconnexion totale sauf trois numéros entrants, ou filtre visuel, etc.), tout devenant une question de choix et de priorité.




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