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Partenaires 31/05/2016

Brève histoire de l’empowerment : à la reconquête du sens politique

Le terme “empowerment” apparaît de façon significative dans les années 60, aux Etats-Unis. Il est associé aux luttes féministes, antiracistes, homosexuelles et aux aspirations à plus d’équité sociale et d’émancipation. Comment a t’il gagné le monde numérique et les nouvelles formes de citoyenneté augmentée ? C’est l’histoire que retrace Valérie Peugeot dans un article paru chez nos confrères d’Internet Actu, en novembre 2015 . Nous reprenons ici la partie concernant son emploi en France, dans sa langue natale ou dans ses diverses traductions qui font toujours l’objet de vifs débats !

Si le terme empowerment a fait une entrée tardive dans le paysage français, par comparaison avec les Etats-Unis, on observe dès les années 80/90 l’émergence de nouvelles formes d’actions citoyennes qui participent au moins pour partie des mêmes objectifs et dans une moindre mesure des mêmes méthodes.

Deux mouvances qui croisent partiellement les logiques d’empowerment

En effet, deux grandes familles de mouvements que l’on pourrait qualifier de Monsieur Jourdain de cet empowerment que j’ai qualifié précédemment de “social”, au sens où leurs pratiques se rapprochent des celles décrites précédemment, vont apparaître en France, sans qu’elles s’en revendiquent ni ne se reconnaissent dans ce terme.

D’une part apparaissent des mouvements qui viennent combler les lacunes de l’action publique et les insuffisances des corps intermédiaires traditionnels à défendre les droits des plus marginalisés, des exclus : le CICP (ex rue de Nanteuil) créé dès 1976, porte des logiques de solidarité internationale et de défense des Droits de l’Homme dans les pays du Sud ; SOS racisme, né en 1984 lutte contre les discriminations ; Act up, fondé en 1989 permet aux malades du Sida de s’auto organiser pour pousser les pouvoirs publics à l’action dans la recherche sur la maladie et leur prise en charge, “AC !” (Agir ensemble contre le chômage) est créé en 1993 alors que les syndicats se révèlent incapables de défendre les droits des chômeurs, ATTAC à partir de 1998 va tenter de résister aux effets de la mondialisation puis de proposer des alternatives à cette dernière… On peut rattacher en partie ces mouvements à une forme d’empowerment dans la mesure où ce sont le plus souvent les “opprimés” – les chômeurs, les malades, les paysans exclus de leurs terres, les habitants des pays pauvres… – qui s’organisent pour les faire émerger. Mais à la différence des mouvements nord-américains, ils n’agissent que peu ou pas à l’échelle locale et ne cherchent pas à résoudre les questions quotidiennes auxquelles ces personnes sont confrontées. Ils s’inscrivent le plus souvent dans des logiques de contre-pouvoir et de lutte, que véritablement de capacitation et/ou d’agency.

De l’autre côté, on voit apparaitre au début des années 90 différents acteurs qui défendent les concepts de démocratie participative et de citoyenneté active. Les premières “Rencontres de la démocratie participative”, tenues à Parthenay (Deux-Sèvres) en 1992, en constituent certainement l’un des premiers marqueurs. Á la même période, on voit naitre et se développer la “Charte de la citoyenneté”, les Conférences européennes inter-citoyennes, la revue Place Publique ancêtre des médias participatifs, le groupe de recherche sur une économie plurielle et sur le tiers secteur d’utilité sociale et écologique, les “arbres de connaissance” créés par Michel Authier et Pierre Lévy qui s’inspirent de la démarche du MRERS, Mouvement des Réseaux Réciproques de Savoirs… L’ADELS [11 ], dont la création est bien antérieure, et sa revue Territoires promeuvent activement une démocratie participative locale, etc.

Ces associations et mouvements sont portés essentiellement par des intellectuels, des chercheurs, ou des politiques, pour lesquels il s’agit d’insuffler une dose de participation dans une démocratie représentative déjà jugée en phase d’essoufflement et de désenchantement, de compléter une démocratie délégative dont le temps de vote constitue l’alpha et l’oméga, par une citoyenneté vibrionnante et continue ; de faire vivre une société civile qui ne s’inscrive pas uniquement dans des logiques de contre-pouvoir, mais également de construction d’alternatives. A la différence des approches nord-américaines, il s’agit moins de se substituer à l’action publique que de rechercher à la compléter. Pour autant, là encore on peut les rattacher partiellement à l’empowerment à l’américaine, dans la mesure où ces acteurs encouragent les alternatives ascendantes et auto organisées, cherchent à faire émerger une économie et une société plus juste et durable.

La rencontre précoce avec le numérique

La “Maison Grenelle”, lieu associatif parisien dont la revue Transversales Science Culture [12 ] était le cœur battant, constituera l’un des rares lieux de croisement et de fécondation réciproque de ces deux familles d’initiatives, pourtant très éloignées les unes des autres, tant par leurs filiations politiques que par leur mode d’engagement.

C’est aussi dans la Maison Grenelle que se fera l’une des jonctions avec le monde du numérique. Contrairement aux États-Unis et presque paradoxalement, il n’y aura pas en France ce cheminement parallèle et indifférent l’un à l’autre entre un empowerment par la technologie et un empowerment social et politique. Très vite les promoteurs d’un “internet citoyen” vont travailler avec ou en proximité avec d’autres mouvements, en fonction de leur sensibilité politique. Globenet, FAI associatif né en 1995, viendra s’installer dans les locaux de la Maison grenelle aux côtés de l’association Vecam [13 ], qui met en débat les enjeux sociétaux liés aux technologies. Le titre du texte fondateur de cette association est d’ailleurs significatif de cette symbiose entre ce qui ne s’appelait pas encore numérique et les enjeux autant politiques que sociaux afférents “Multimédia : chances et risques pour la citoyenneté et le lien social” [14 ]. C’est aussi à la Maison Grenelle que se tiendront les premières réunions de l’hébergeur associatif Mygale.org. Le R@S, réseau associatif et syndical, créé en 1996, autre FAI associatif, sera quant à lui très proche de mouvements comme Act Up ou Attac. En 1999, la Fondation de France lance le premier appel à projet destiné à encourager l’appropriation des TIC notamment par le tissu associatif, intitulé “Multimédia pour tous”, dont la coordination est confiée à Globenet. Et en 2000 est créée la FING qui d’entrée de jeu entend favoriser des formes d’innovation ascendante et qui sera plus tard l’un des importateurs du terme même d’empowerment dans les usages français. Á la différence des autres acteurs de l’internet citoyen, cette dernière se positionne dès sa création à l’intersection entre société civile, acteurs publics et monde de l’entreprise. La fin des années 90 et la première moitié des années 2000 verront se diversifier les acteurs et se multiplier les initiatives de l’internet citoyen : montée en puissance des mouvements du logiciel libre, création du Wikimédia francophone, lancement de la version française des licences Creative Commons, premiers ateliers autour du CMS SPIP, participation aux Forums sociaux européens et mondiaux, création du réseau français I3C – Internet Créatif, Coopératif et citoyen et du réseau mondial GCNP – Global Community networks partnership…

Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces proximités précoces entre mouvements numériques d’une part et mouvements sociaux et citoyens de l’autre : la concomitance de l’arrivée de ces outils et de l’émergence de nouvelles formes de militantisme qui surgissent en France dans les années 90 est essentielle ; de plus, nombre de ces mouvements sont beaucoup plus auto-organisés, moins hiérarchiques, assez méfiants vis-à-vis des modes délégatifs et trouvent dans les TIC des outils qui répondent à leurs attentes en besoin d’organisation. Enfin c’est une période où dans les mouvements, toutes familles confondues, on voit monter une forme d’expertise ou de contre-expertise citoyenne, qui s’appuie sur des individus qui ont des compétences élevées, et qui s’approprient les outils numériques relativement aisément [15 ]. Appropriation toutefois limitée à une minorité d’acteurs rapportée à l’importance du mouvement associatif français.

Cet empowerment numérique qui n’en porte pas le nom va ensuite trouver plusieurs cheminements. Certains collectifs se battront pour que le numérique ne soit pas un facteur d’exclusion supplémentaire, qui vienne se rajouter aux autres facteurs discriminants, mais qu’il soit au contraire un levier d’inclusion sociale et de nouvelles solidarités. Ces mouvements s’investiront aussi bien sur le front de la fracture numérique Nord-sud, soutenus en cela par des institutions internationales comme l’OIF – Organisation Internationale de la Francophonie [16 ]-, le CRDI canadien… que sur celui de l’e-inclusion, qui débouchera entre autres sur une politique publique active en France en matière d’accès public autour des EPN, espaces publics numériques, mais aussi sur le réseau des télécentres en Amérique latine et des “community centers”. D’autres s’investiront plutôt du côté de l’autonomie des mouvements sociaux en matière d’accès et de contrôle de l’information, comme de la maîtrise de la technologie autour du logiciel libre ou de la démocratie technologique – les premiers outils de vote outillé pour les communautés, ancêtre de ce qu’on appelle aujourd’hui la démocratie liquide – apparaissent à cette époque [17 ].

L’entrée en France du terme

La traçabilité de l’entrée d’un terme étranger dans notre vocabulaire est un exercice difficile. Google trends nous donne quelques indications (cf. Figure 2) : les requêtes en ligne en France sont apparues à l’automne 2007 et elles ont principalement porté sur la définition et la traduction du terme, et dans une moindre mesure sur le “woman empowerment” (requête posée en anglais !).

La philosophe belge Isabelle Stengers sera l’une des toutes premières à mobiliser le terme d’empowerment, mais en se refusant à le traduire. “J’aime bien ce terme, il est intraduisible : c’est à peu près ce que Guattari appelait “production collective de subjectivité”", dira-t-elle dans un entretien accordé à Vacarme en 2002 [18 ]. En France, une poignée de chercheurs vont commencer à s’intéresser à l’empowerment dans la seconde moitié des années 2000, notamment autour des travaux en sciences de l’éducation de Bernard Vallerie et Yann Le Bossé [19 ], qui vont d’emblée traduire le terme par “pouvoir d’agir”, et des travaux de Bernard Jouve [20 ], géographe, politiste, spécialiste des questions urbaines. En dehors des milieux de la recherche, le terme va se diffuser par quatre entrées distinctes – les mouvements féministes (que nous n’évoquerons pas ici), les politiques de la ville, les politiques d’inclusion par le numérique, l’économie numérique –, mouvements qui presque paradoxalement vont rejouer la disjonction nord-américaine.

Une reprise par les animateurs de démarches collectives locales dans les quartiers populaires

L’approche américaine de l’empowerment et du community organizing portés par les travailleurs sociaux travaillant dans les quartiers discriminés va trouver un écho relativement tardif, après 2010, auprès de certains acteurs de la politique de la ville en France. Il fait irruption en réaction aux politiques publiques qui ne considèrent les milieux populaires que comme porteurs de handicaps, de problèmes et aux approches dites de “démocratie participative” ou de “participation des habitants” qui ont foisonné au début des années 2000 pour ensuite quasiment disparaître, en raison du faible intérêt de ce qu’elles produisent [21 ]. En 2011 se constitue à l’initiative de la FONDA [22 ], le collectif “Pouvoir d’agir”, traduction choisie de l’empowerment, qui réunit des militants associatifs, syndicaux, professionnels, élus locaux, et appelle à une autre politique dans les quartiers populaires, basée sur la prise en compte des habitants citoyens comme des personnes capables de réflexion, d’invention, de responsabilité et de solidarité, d’agir ensemble [23 ]…

Le cheminement du terme dans les milieux numériques est plus tortueux : son import en France passera par l’Union européenne.

De l’e-inclusion à l’empowerment numérique – un détour par les politiques européennes

Au fur et à mesure que se déploient les “NTIC”, surgit la crainte de ce qui très vite s’est appelé la fracture numérique – le risque qu’une partie de la population ne soit laissée pour compte de l’accès et de l’usage de ces outils. Assez vite vont se mettre en place en Europe des politiques de lutte contre la fracture numérique, relativement consensuelles politiquement – pour les uns il s’agit d’éviter une nouvelle source d’exclusion, pour les autres il s’agit d’étendre de nouveaux marchés potentiels –, mais qui se focalisent sur la question de l’équipement et de la connexion au réseau (voir le programme eEurope 2000). A partir de 2002, la question de la formation aux usages et de l’accès à Internet dans des lieux publics apparait dans la programmation européenne. Puis à partir de 2005, le vocabulaire change et le terme “d’e-inclusion” fait son apparition : la commission européenne entend ainsi “développer des usages inclusifs des TIC autrement dit, travailler sur la capacité des individus qui en expriment le besoin, à mobiliser les outils disponibles et à utiliser leurs potentialités comme ‘levier’ pour augmenter leur capital social, professionnel ou culturel. Cela passe par une amélioration de l’accès aux TIC ainsi qu’un meilleur accompagnement pour une appropriation des outils et un développement de nouveaux usages” [24 ]. On voit que le changement de vocabulaire souligne un passage d’une logique descendante (diffusion des outils) à une logique ascendante, pour que les individus se saisissent des outils pour améliorer leur trajectoire de vie. On observe ici la très forte proximité intellectuelle entre cette logique d’e-inclusion et celle d’empowerment, au point que l’on peut considérer que dans l’esprit des institutions européennes, inclusion et empowerment sont quasiment synonymes. En France les politiques publiques se centreront sur l’accès public à partir de 2000, date de la tenue d’un CISI – Comité Interministériel pour la Société de l’Information – qui donnera le coup d’envoi au déploiement du réseau des EPN – espaces publics numériques, coordonnés par la MAPI, Mission interministérielle pour l’Accès Public à Internet, au multimédia et à la micro-informatique.

Le terme d’empowerment associé au numérique fait des apparitions sporadiques dans les programmes européens dès le début des années 2000, associé à des politiques de lutte contre le chômage [25 ], de coopération internationale [26 ], de programme en faveur des jeunes [27 ], d’apprentissage tout au long de la vie [28 ]… Il faut attendre 2006 pour que la Commission publie son premier document qui associe ouvertement la question de “société de l’information” à celle d’empowerment, dans une communication au titre éloquent A strategy for a Secure Information Society – “Dialogue, partnership and empowerment” dont la traduction officielle laisse songeur : Une stratégie pour une société de l’information sûre – « Dialogue, partenariat et responsabilisation ». L’empowerment est ici pensé dans une approche défensive, d’éducation aux médias pour se défendre des soi-disant mésusages. Par la suite les textes dédiés aux questions d’accessibilité du Web convoqueront l’empowerment. Mais c’est surtout à partir des années 2010 que la jonction sémantique entre l’empowerment et les politiques d’e-inclusion va se faire. Notamment dans ses différentes publications des politiques d’e-inclusion, la Commission fera régulièrement mention du rôle du numérique dans des dynamiques d’empowerment [29 ].

En Français, Daniel Pimienta, fondateur et animateur français de l’ONG dominicaine FUNREDES, Fundación Redes y Desarollo [30 ], sera l’un des premiers à associer le terme empowerment aux questions numériques, dans un article de 2003 [31 ], consacré aux questions de fracture numérique Nord/Sud. Une posture qui ne doit rien au hasard : les ONG d’Amérique Latine seront précurseurs dans la mobilisation des listes de discussion pour la coordination transnationale des mouvements sociaux, donnant ainsi une traduction concrète au pouvoir d’agir.

Mais c’est la FING qui à partir de 2005 se fera le principal vecteur en France de la notion d’empowerment associée aux technologies de l’information et de la communication. Elle s’était penchée dès le début des années 2000 sur la question de la fracture numérique en tentant de donner toute son épaisseur à ce terme et de se démarquer des réponses réductrices par l’accès, comme en témoigne un article de Jacques François Marchandise de 2001 [32 ]. Fort de cette réflexion, Daniel Kaplan, fondateur et directeur de la Fing, avait participé aux travaux du groupe d’experts eEurope et coordonné la rédaction du rapport produit par ce groupe “e-Inclusion : nouveaux défis, nouvelles politiques” (“e-Inclusion : New Challenges and Policy Recommendations”). Un rapport qui proposait “7 nouvelles orientations pour associer le développement des TIC et l’inclusion sociale” [33 ] et dont la préface de Viviane Redding débute par “e-Inclusion is about using Information and communication technologies (ICT) to empower all Europeans”. Le texte n’ayant pas officiellement été traduit, le terme empowerment va commencer ainsi à vivre un cheminement français dans les milieux du numérique associatif ou citoyen.

Dix ans plus tard, il sera traduit en “pouvoir d’agir” par le Conseil national du numérique, dans son rapport “Citoyens d’une société numérique – Accès, littératie, médiations, pouvoir d’agir : pour une nouvelle politique d’inclusion” [34 ]. Ce rapport apparait comme un marqueur à trois titres.

Il prolonge et amplifie la volonté de certains acteurs de construire un dialogue entre les acteurs venus du monde du travail social et celui du numérique, volonté dont on voit les traces dans différentes rencontres comme le séminaire “Retour aux sources de l’empowerment : quel rôle pour le numérique ?” qui s’est déroulé à Numa en février 2012 [35 ] ou les différents Forums des usages coopératifs qui se déroulent à Brest [36 ].

Mais le rapport marque aussi la volonté de ne pas laisser l’empowerment numérique se faire enfermer dans une vision techniciste et purement libérale. En effet, entre temps, le terme s’est diffusé largement dans les milieux de l’économie numérique, dans une approche caractéristique de déterminisme technologique. Le Web 2.0 apparu en 2005 est passé par là : les acteurs du numérique français et d’ailleurs, rejouent les utopies fondatrices des années 70/80 aux États-Unis. Le web devenu distribué et contributif serait intrinsèquement vecteur d’empowerment aussi bien pour le client, le consommateur, que pour le salarié. Les technologies du numérique doivent réduire les asymétries d’information entre les entreprises et leurs clients et utilisateurs, permettre à ces derniers de sortir de leur passivité subie et d’endosser les figures du “prosumeur”, ou “consomacteur”, “co-créateur”, ou encore “proam”. Une narration qui sera reconvoquée avec la montée en puissance à partir de 2008 de l’économie collaborative, dans laquelle l’individu est en position d’offreur autant que de demandeur dans les transactions marchandes. De la même manière, le numérique dans l’entreprise est supposé permettre au salarié de s’affranchir des hiérarchies, d’être plus autonome et créatif, de travailler en réseau. Une narration qui mérite d’être relue à la lumière de l’analyse de Luc Boltansky et Eve Chiapello dans Le nouvel esprit du capitalisme [37 ] : la “critique artiste” du capitalisme (la demande pour plus d’autonomie et de créativité) trouve dans le numérique un nouveau vecteur de récupération par le management.

Aussi le rapport du CNNum cherche-t-il à redonner au terme empowerment sa plénitude en associant au plus près une approche “inclusive” des technologies de l’information à une approche “émancipatrice”, et en mêlant des propositions qui touchent à l’individu et à la construction du collectif, à l’innovation sociale.

Consultez l'article dans son intégralité sur le site de la Fing Internet Actu


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