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Numérique, notre attention en question

Les innovations technologiques suscitent toujours de profondes inquiétudes quant à leurs conséquences sur l’être humain et la vie économique et sociale. Ce fut particulièrement le cas lorsqu’apparurent de nouveaux moyens de communication tels que l’imprimerie, le téléphone, la radio, ou encore la télévision. Aujourd’hui, c’est le développement massif des technologies numériques (Internet, téléphone mobile, messagerie électronique, etc.) qui soulève un ensemble d’interrogations et de craintes concernant leurs effets sur la cognition, l’activité humaine et la vie sociale.

L’une d’elles part du constat que nous vivons à présent dans un environnement numérique caractérisé par une surabondance informationnelle, une multiplication massive des sollicitations et une (tentative de) captation croissante de l’attention par ou à travers ces technologies. D’un point de vue expérientiel, cette évolution est vécue de différentes manières : une incapacité à traiter tous les mails reçus, un état de dispersion de l’esprit qui empêche de se concentrer sur une tâche, la difficulté à choisir un film ou un album dans des catalogues aux dimensions quasi infinies et des soirées passées à zapper frénétiquement sans pouvoir s’arrêter, ou encore l’insatisfaction de voir que les enfants ne parviennent pas à stabiliser leur attention.

Les objets connectés et communicants (smartphones, tablettes, montres et autres wearables), et leurs applications, sont en effet autant de sources de notifications et de sollicitations potentielles. Les internautes ont aujourd’hui accès en ligne à des contenus et des ressources informationnelles gigantesques. Ainsi, 300 heures de vidéo sont mises en ligne chaque minute sur YouTube ; 35 millions de morceaux de musique sont disponibles sur Deezer, 30 millions sur Spotify ; Google affirme indexer 30 trillions (30.000 milliards) de pages web. Enfin, le modèle de monétisation aujourd’hui dominant sur le web (celui, entre autres, de Google, Facebook ou Twitter) combine accès gratuit et publicité. Autrement dit, ces acteurs captent notre attention pour la vendre aux annonceurs, s’inscrivant en cela dans la continuité des médias traditionnels dont la mission économique avait été, avec une terrible acuité, résumée par Patrick Le Lay, ancien patron de TF1 : « Pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible » (P. Le Lay, Les dirigeants face au changement, 2004).

Différentes notions plus ou moins claires ont été proposées pour rendre compte de ce qui est en jeu dans ces différentes situations : « surcharge informationnelle », «infobésité », « dispersion », « abrutissement », « zapping », etc. Chacun à leur manière, ces termes expriment le sentiment diffus que nous ne parvenons plus à faire face à l’abondance des sollicitations informationnelles, et que nous avons perdu la maîtrise de notre capacité de concentration. Ils ont aussi en commun de placer au cœur de la mutation numérique, la question de l’attention. Le psychologue et économiste Herbert Simon en a proposé, il y a près de cinquante ans, une formulation originale. Selon lui, nous sommes entrés dans une économie de l’attention dont la caractéristique principale est la rareté de l’attention : « la richesse d’informations entraîne une pénurie d’autre chose, une rareté de ce que l’information consomme. Or, ce que l’information consomme est assez évident : elle consomme l’attention de ceux qui la reçoivent » (H. Simon, 1971). La rareté – et donc ce qui est convoité – ne se situe pas dans l’information disponible mais dans la capacité à utiliser cette information, autrement dit dans l’attention dont disposent les individus pour la traiter. De cela il découle que l’attention humaine fait l’objet d’une compétition intense de la part des multiples signaux informationnels qui la sollicitent. Ce raisonnement, aujourd’hui largement partagé, a ouvert la voie depuis sa redécouverte, - contemporaine de l’émergence d’Internet - à de nombreux travaux de recherche qui s’inscrivent dans des domaines disciplinaires variés : neurosciences, psychologie, économie et gestion, mais aussi philosophie, sociologie, ou encore rhétorique et esthétique.

Il est possible de distinguer dans ce vaste corpus deux perspectives différentes. Une première série de travaux s’intéresse à la compréhension de la gestion individuelle de l’attention dans un monde d’abondance informationnelle, et se donne pour objectif d’en améliorer l’efficacité (opérationnelle). Ces travaux cherchent avant tout à répondre à la question suivante : quels mécanismes et quels outils permettent d’allouer le plus efficacement possible cette ressource rare qu’est l’attention ? De nombreuses études de psychologie expérimentale, généralement réalisées en laboratoire, ont en particulier mis en évidence les caractéristiques de l’attention et ses limites, ainsi que l’existence d’un lien entre la performance d’un individu lorsqu’il réalise une tâche ou qu’il prend une décision et le volume d’information auquel il est exposé. Cette première approche considère que la compréhension de l’attention dans les environnements numériques est un enjeu principalement cognitif et perceptif, et que l’échelle d’analyse pertinente est l’échelle micro – celles des interactions entre homme et machine.

Un deuxième ensemble de préoccupations considère que les problèmes soulevés par la transformation de l’attention en régime numérique, s’ils se manifestent à un niveau cognitif, ont des implications anthropologiques et politiques, dans la mesure où ils mettent à l’épreuve et interrogent nos façons de vivre ensemble et notre horizon social et culturel commun. Il s’agit de s’interroger sur les conséquences macro-sociales et macro-économiques des transformations de la cognition et de l’attention en régime numérique. Problème de performance individuelle ou enjeu politique ? L’objectif de ce dossier du Digital society forum, est de donner les clés de ces débats et de poser le diagnostic.

L’attention à l’épreuve de la révolution numérique


Au niveau individuel, l’attention se réfère à un ensemble de processus ou de ressources qui jouent plusieurs rôles dans la conduite de nos activités et notre relation à notre environnement. À côté de sa fonction de filtre qui opère une sélection sur ce que nous percevons, l’attention assure le contrôle de l’action. Elle est dite exogène lorsqu’un individu s’oriente sur quelque chose de manière automatique, non contrôlée (par exemple, une sonnerie de téléphone) et endogène lorsque cette orientation s’effectue de façon volontaire (par exemple, lire ce texte). L’une des interrogations sur les effets des usages des technologies numériques porte précisément sur l’attention volontaire et son maintien dans le temps. Certains auteurs, comme l’essayiste Nicholas Carr, estiment que l’usage régulier d’Internet nous fait perdre notre capacité de concentration au profit d’un régime qui se caractérise par le zapping ; d’autres, comme la spécialiste de la littérature Katherine Hayles, suggèrent que nous sommes en train de passer d’un régime d’attention profonde, dont l’exemple canonique est le maintien d’une attention volontaire sur un « objet » sur une longue période, à un régime d’hyper-attention qui se caractérise par le multi-tasking, la recherche frénétique de stimulations, et un changement rapide de focalisations. Ce basculement accompagnerait, selon ces auteurs, un changement neurologique rendu possible par la plasticité du cerveau. Allant dans le même sens, mais de façon moins pessimiste, Linda Stone pose que le régime attentionnel caractéristique de l’ère numérique est l’attention continue partielle dont les traits principaux sont un état d’alerte permanent et une recherche continue de nouvelles opportunités. Pour Linda Stone, ce régime attentionnel ne devient problématique que lorsqu’il devient dominant dans la vie des individus. À côté de ces analyses qui insistent sur les conséquences (potentiellement) problématiques des usages des technologies numériques, d’autres analyses se montrent moins alarmistes et prennent même leur contre-pied. Ainsi, selon Cathy Davidson, l’absorption dans les jeux vidéo n’est pas incompatible avec l’attention. Au contraire, elle aurait des effets positifs sur les interactions sociales. Là où Carr pense que l’hyper-attention et l’attention approfondie sont mutuellement exclusives, Alain Giffard avance que ces deux types d’exercices attentionnels ne sont pas contradictoires et peuvent même se combiner.

Une autre caractéristique de l’attention est qu’elle est limitée/finie à la fois en termes de temps et de capacité de traitement. C’est cette caractéristique qui soulève le problème de la surcharge informationnelle, en particulier dans le cadre des usages professionnels. Internet constitue aujourd’hui une source gigantesque d’informations, et nous recevons une quantité de plus en plus grande de mails et de messages venant des réseaux sociaux. Dans les pays industrialisés, le problème n’est plus l’accès à l’information mais le temps d’attention disponible pour la traiter. Ce problème de la prolifération des sources d’informations n’est certes pas nouveau, mais est cependant largement accentué par les technologies numériques.

Comment les individus réagissent-ils face à ces transformations ?
Lorsqu’on regarde comment ils se débrouillent concrètement pour faire face à la surabondance informationnelle et aux sollicitations numériques, on constate qu’ils développent différents types de pratiques qui se transforment parfois en stratégies plus réfléchies et plus radicales de contrôle des usages des technologies, voire de déconnexion ponctuelle ou durable. L’analyse des activités des individus montre qu’en même temps, les sollicitations numériques, les notifications, les interruptions d’origine numérique font désormais partie de leur quotidien et sont indispensables à la réalisation de certaines activités, en particulier de travail. Ceci les conduit à développer des compétences à la dispersion et au multi-tasking. La situation serait donc plus nuancée que les discours qui dénoncent les effets négatifs des usages des technologies de l’information et de la communication sur l’attention. On voit également émerger des offres de coaching visant à aider les individus à faire face à la surcharge informationnelle et au stress induits par les usages du numérique.

Mais les tactiques déployées par les individus pour préserver leur attention et faire face à l’abondance informationnelle ne sont pas toujours suffisantes. C’est ici que la question de la conception d’interfaces utilisateurs adaptées aux propriétés de l’attention humaine prend son importance. Cette question occupe les chercheurs et spécialistes de l’interaction homme-machine (ergonomes, designers, informaticiens) depuis de très nombreuses années. Les recherches menées dans ce domaine ont abouti à toute une série de principes de conception qui visent à faciliter la perception des items informationnels fournis par les interfaces tout en évitant de surcharger l’attention et les capacités de traitement de l’utilisateur. On peut citer, par exemple : les interfaces ambiantes, c’est-à-dire des interfaces qui fournissent des informations de manière discrète, non intrusive, qui perturbent le moins possible l’attention focalisée de l’utilisateur (par ex. en jouant sur le changement de lumière/contraste) ; la conception de systèmes qui filtrent les sollicitations de manière plus ou moins complexes (par ex. les mails), qui reposent sur des règles de communication affectant une valeur de type « monétaire » aux messages (par ex. Seriosity) ou qui facilitent le travail de recherche d’information (par ex. moteurs de recherche). Les interfaces ambiantes et de filtrage complexe des sollicitations (par ex. celles qui s’appuient sur des techniques d’intelligence artificielle) ne se sont pas généralisées malgré les nombreuses propositions que l’on peut trouver dans la littérature scientifique et quelques tentatives de commercialisation. Quant aux moteurs de recherche, ils posent la question du contrôle de l’information par les algorithmes qui organisent leur fonctionnement (par ex. PageRank qui privilégie certains classements et oriente donc l’attention sur certaines informations).

L’attention, objet de convoitise


Un autre enjeu central est que, à mesure que l’abondance d’informations transforme l’attention en ressource rare, celle-ci suscite davantage d’intérêts marchands. De nombreux acteurs économiques s’organisent et se mobilisent pour cultiver, valoriser et commercialiser l’attention comme on peut le faire avec d’autres ressources rares. Ces velléités économiques ne sont certes pas nouvelles ; elles sont au cœur du marketing et de la publicité, domaines dans lesquels capter l'attention constitue la première étape d’une séquence visant à créer une prise de conscience, puis à susciter une attitude favorable, et enfin à accompagner la prise de décision et l'achat (attention-awareness-attitude-action). Le répertoire d'action des professionnels du marketing et de la publicité est vaste : information, certes, mais aussi surprise, séduction, émotion, désir, indignation, humour, etc. L'accroche passe également par un jeu sur le format, l'objectif étant de créer un biais de visibilité, une saillance susceptible d’attirer le regard et de susciter l’intérêt.

Or, dans un univers médiatique de plus en plus fragmenté et saturé de signaux perceptuels, la bataille fait rage pour parvenir à capter l’attention des personnes. La tentation est grande d’augmenter la pression et le matraquage publicitaires, bref, d’exploiter davantage l’attention, au risque de la surexploiter, comme on dit de la pêche qu’elle surexploite les fonds marins. La perception commune est que la pression publicitaire ne cesse d’augmenter, que nous sommes toujours plus exposés à la publicité. Si les dépenses publicitaires sont à peu près stables depuis une vingtaine d’années, les équilibres bougent. Les investissements publicitaires et marketing sur Internet – et à présent sur mobile – progressent très rapidement et notre consommation média – et désormais multi-écrans – ne cesse d’augmenter, nous exposant davantage à la publicité, d’où le sentiment accru de pollution publicitaire.

En même temps, les médias numériques donnent davantage de prises aux individus pour gérer leur attention et maîtriser leur consommation audiovisuelle. Les stratégies (plus ou moins conscientes, plus ou moins outillées) d’évitement de la publicité traduisent bien cette autonomisation accrue des audiences, qui ont de plus en plus de contrôle sur le moment, le lieu ou encore les modalités de consommation des contenus média. Des enregistreurs de salon comme TiVo aux Etats-Unis ont ouvert la voie : les téléspectateurs peuvent facilement choisir leur heure d’écoute et éviter les tunnels publicitaires. Les médias numériques et leur interactivité donnent davantage de prises au consommateur pour organiser sa consommation média. Le contournement de la publicité (et des sollicitations commerciales de toutes sortes) est une manifestation particulièrement flagrante de cette autonomisation des audiences qui passe par la (re)prise de contrôle sur l’attention. C’est le cas des pratiques explicites et conscientes d’élimination et de contournement des publicités qui se sont généralisées ces dernières années – l’extension AdBlock Plus, qui permet d’éliminer la plupart des publicités affichées sur un navigateur web, serait ainsi utilisée quotidiennement par 5 à 10 % des internautes.

Face à une publicité considérée comme agressive et peu soucieuse de protéger la ressource rare qu’est l’attention, certains chercheurs et praticiens estiment que la publicité serait plus efficace (et plus favorable au consommateur) si elle cherchait à protéger et économiser son attention. Dans le prolongement des recherches en sciences cognitives sur les interfaces favorables à l’attention, des chercheurs proposent de développer des formats publicitaires qui s’intègrent davantage à l’environnement et à l’expérience utilisateur, sous les labels de « publicité pervasive » ou de « publicité discrète ». Les formats publicitaires développés par Google (liens sponsorisés), Facebook (publicité dans le fil d’actualité) ou encore Twitter (tweets sponsorisés), qui s’intègrent discrètement à l’interface visuelle et à l’activité de l’utilisateur, incarnent cette approche. S’ils s’efforcent de ne pas perturber l’attention de l’utilisateur, comme le font les fenêtres publicitaires qui s’imposent à lui (pop-up ou interstitiels), ces formats font cependant face à deux écueils. Premièrement, comme l’efficacité de la publicité dépend de sa discrétion, celle-ci tend à devenir invisible, au risque d’effacer la séparation entre contenus éditoriaux et contenus publicitaires. Deuxièmement, comme son efficacité dépend de sa pertinence pour l’utilisateur, le contenu des publicités est associé à des stratégies de ciblage et de personnalisation très gourmandes en données personnelles.

Prendre soin de l’attention : une affaire politique ?


Ainsi, notre attention est progressivement devenue un objet convoité par de plus en plus d’acteurs économiques du numérique. Ceux-ci développent des interfaces qui nous aident à organiser et orienter notre attention (moteurs de recherche, réseaux sociaux, outils de notification, etc.). Mais, dans le même temps, ils déploient des formats publicitaires qui entendent commercialiser notre attention, préalablement captée par leurs outils et transformée en bien marchand. Certains auteurs, comme Yves Citton, Bernard Stiegler, Jonathan Crary ou encore Matthew Crawford, voient dans ce rapport ambivalent aux utilisateurs-consommateurs la matrice du capitalisme contemporain et la source de la « crise de l’attention » que traverserait notre société. Si l’attention fait l’objet d’une exploitation industrielle depuis fort longtemps, cette exploitation s’est fortement intensifiée à l’ère du numérique. Une partie importante des interfaces numériques ne cesse de solliciter notre attention pour la revendre immédiatement. Ce faisant, cette logique marchande nous entraînerait de plus en plus dans un régime de distraction permanente.

L’urgence, pour ces auteurs, est de reprendre le contrôle sur notre attention, en particulier ce vers quoi on l’oriente, et d’agir sur notre environnement. Cela passe par une réappropriation – voire un détachement – du numérique pour contrer ces logiques, en en faisant un espace plus sain à l’abri des logiques marchandes. Il s’agit pour eux d’un enjeu avant tout éthique et politique, puisqu’il met en jeu notre façon de vivre ensemble et implique des choix collectifs. Yves Citton propose ainsi une vision écologique de l’attention au sens de son inscription dans des environnements matériels et sociaux ; il souligne l’urgente nécessité de la déplacer collectivement vers l’environnement « naturel », du fait des menaces qui pèsent sur lui (épuisement des ressources, réchauffement climatique, etc.). Il nous invite ainsi à ce que nous redirigions collectivement notre attention vers des priorités qui sont détournées, reléguées au second plan par la recherche frénétique de profits financiers. Auteur d’un remarqué Eloge du carburateur, Matthew Crawford, lui-même philosophe et mécanicien, voit notre salut dans les activités manuelles telles que la cuisine ou le bricolage : ces activités structurent notre attention. Partant du constat de la réduction progressive de notre temps de sommeil du fait même de la logique capitaliste consumériste qui nous incite à rester éveillés 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, Jonathan Crary suggère quant à lui de résister à cette tendance en protégeant notre sommeil et en s’adonnant à la « rêverie ». Notre salut attentionnel repose-t-il donc dans les bras de Morphée ?

En guise de conclusion à ce tour d’horizon de quelques enjeux actuels soulevés par le numérique et ses incidences sur l’attention, force est de constater que de nombreuses questions restent en suspens : Est-ce que le numérique ou, plus précisément, la manière dont il est utilisé, constitue véritablement une menace pour l’attention ? Ne serait-on pas au milieu d’une phase lente d’appropriation et d’adaptation ? Sommes-nous en train de basculer plus fondamentalement dans un monde radicalement nouveau ?


L'attention à l'heure du numérique par digitalsocietyforum


Les commentaires

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Maskar Varendan
Maskar Varendan 11/11/2015 11:45:34

Article super

Rodrigue Galani
Rodrigue Galani 04/09/2015 14:16:28

Très bel article effectivement avec beaucoup de hauteur. A se demander effectivement si une éduication de l'attention ne devrait pas se faire comme on éduque la mémoire tout au long de sa scolarité puis des études éventuellement. Car finalement, beaucoup d'outils numériques jouent un rôle dans l'exteranlisation des capacités de mémoire, du moins une forme de mémoire. Les lieux de stockage ne manquent pas. Mais est-cer une mémoire opérationnelle? Je ne pense pas. La mémoire et l'attention sont intimement liées aussi bien lors de l'encodage de l'information que lors du rappel, et là j'évoque le cerveau humain. Or l'externalisation de la mémoire et même de l'attention (algorthmes se focalisant à notre place sur les "bonnes"données) ne permettent pas à ces processus d'être connectés à nos autres fonctions cognitives. Du moins tant que les outils numériques ne seraont pas connectés directement à notre cerveau.
Il y a une question en relation avec tout cela c'est l'attnetion divisée (la capacité à exécuter deux taches simultanément). Elle a aussi ces limites car l'une des tâches est nécessairement en déficit. Exit dont les personnes qui vous idsent écouter tout en pianotant et en écoutant les messages du smartphone...Soit ils ne lisent pas vraiment les messages, soients ils vous écoutent à moitié. L'attention divisée est très sensible à l'interférance. Essayez de lire cet article tout en calclulant de tête des opérations complexes (mais faisables lorsquie vous ne faites que cela)...
En fait, malgré la grande puissance de notre cerveau, il y a de limites physiologiques à son fonctionnement (les messages nerveux n'iront pas plus rapidement que ce que permettent les neurones). Aussi c'est effectivement une éducation qu'il faudra mettre en place pour apprendre à sélectionner les tâches importantes, celles qui le sont moins, à choisir et restreindre les sources d'informations, à focaliser ses fonctions....et à les laisser se reposer.

Marcel Valentin
Marcel Valentin 29/07/2015 13:34:28

Je suis véritablement accro à mon smartphone... C'est grave docteur ? Plus sérieusement, très bon article


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